Le viol, l’agression sexuelle

Si vous êtes confrontée à un viol, une agression sexuelle, que devez-vous faire ?

Le viol est un crime et les agressions sexuelles sont des délits. Ses conséquences psychologiques, morales et sociales sont telles qu’elles doivent être prises en compte aussitôt. Quelles que soient les circonstances de l’agression, vous n’en êtes pas responsable. N’hésitez-pas à en parler, que vous veniez d’être agressée ou que les faits soient anciens ; vous n’êtes pas coupable ! vous êtes victime.

Si vous êtes victime d’un viol ou d’une agression sexuelle, parlez-en, vous avez besoin de soutien. N’hésitez pas à vous faire aider dans vos démarches en demandant le soutien d’une association (adresses ci-après). Prévenez la police ou la gendarmerie ou appelez le 17 où l’on vous indiquera ce que vous devez faire dans l’immédiat.

Ne restez pas seule. Si ces démarches vous paraissent insurmontables, si vous avez peur de les accomplir, parlez-en à une personne de confiance ou à une association, ou écrivez ce qui vient de vous arriver afin de constituer des preuves si vous décidez de porter plainte ultérieurement.

Pensez à conserver, si possible, dans un sac en papier les vêtements et le linge souillés qui pourront servir en tant que preuves et à identifier l’agresseur.

Consultez un médecin. Il constatera les faits par un certificat et prendra les premières mesures d’urgence concernant votre santé. Il vous prescrira une contraception d’urgence en cas de besoin et, dans tous les cas, un traitement préventif du Sida, un traitement antibiotique contre d’éventuelles maladies sexuellement transmissibles et un prélèvement pour dépistage.

Si votre La police ou la gendarmerie peuvent également vous conduire , sur réquisition judiciaire, à une unité médico-judiciaire(UMJ),s’il y en a une dans votre département.

Il est fortement conseillé aux victimes de porter plainte. La police et la gendarmerie sont chargées de recueillir tous les détails qui prouvent votre état de victime et peuvent contribuer à retrouver votre agresseur. C’est aussi le moyen de recevoir une indemnisation en contrepartie du préjudice subi. Vous pouvez vous faire accompagner par une personne de votre choix et demander à être entendue par une femme ou en présence d’une femme. Vous pouvez également porter plainte en vous adressant directement au Procureur de la République ( lettre recommandée avec accusé de réception, datée et signée, adressée au tribunal de grande instance (TGI) compétent par rapport au lieu où les faits ont été commis).

Si vous n’avez pas immédiatement réagi après un viol, si vous souhaitez vous confronter à l’agresseur plusieurs années après les faits, faites appel à une association qui vous indiquera la procédure à suivre. Les victimes mineures peuvent porter plainte jusqu’à 20 ans à compter de leur majorité (c’est-à-dire jusqu’à leur 38 ans) pour les crimes (viols) et jusqu’à 10 ans à compter de leur majorité pour les délits (agressions sexuelles). Pour les faits antérieurs à cette loi, seules les victimes de crimes qui étaient mineures et pour lesquelles les faits n’étaient pas déjà prescrits, bénéficieront de cet allongement de délai.

Quant aux victimes majeures, elles ont 10 ans, à compter de la date des faits, pour porter plainte en cas de viol et 3 ans s’agissant des agressions sexuelles.

Il n’est jamais trop tard pour parler.