Harcèlement sexuel par mon employeur
Depuis décembre 2006, Monsieur S. me fait vivre un calvaire au travail...
« Mon travail chez Monsieur et Madame S. consiste à faire l’entretien du domicile, du cabinet médical, le rangement des résultats d’examens des patients, tout en répondant au téléphone pour la prise des rendez-vous et visites du cabinet médical.
Depuis décembre 2006, Monsieur S. me fait vivre un calvaire au travail, comme depuis le début, il a toujours des paroles portant sur le sexe : il me demande souvent comment va mon petit minou, me fait voir toutes les semaines le magazine "Elle" qui a très souvent des couverture sexy, alors là j’ai des commentaires du style : "tu devrais t’habiller comme la fille, elle n’a pas d’aussi belles fesse que toi... Monsieur S. est très attiré par mes fesses, j’ai peu de poitrine et il m’a très souvent dit qu’il n’y avait rien à voir ni à toucher de ce côté !
Mais depuis décembre 20006, il a rajouté des scènes de violence en me plaquant au sol, aux murs, contre le four chaud, contre le lave vaisselle ouvert pour que je me pique les fesses, avec couteaux et fourchettes pour arriver a faire ce qu’il désire. Sa main dans ma petite culotte, il ne m’introduit pas le doigt, mais il me malaxe très fortement les fesses en me pinçant, me griffant et pivote vers le devant de ma culotte, un jour il m’a mordu très fortement au cou…
Pendant tous ces gestes, je me débat mais en vain, il est beaucoup trop fort pour moi, je crie, lui ordonne de ma lâcher, mais toujours la seule réaction qu’il a c’est de rire.
De décembre 2006 à novembre 2007, je n’ai jamais rien dit à personne jusqu’au jour j’ai eu plus qu’un coup de ras-le–bol, j’avais des idées noires, ne supportais rien, et surtout de vivre mon problème en secret, j’ai téléphoné à mon petit ami (…. au secrétariat du Dr. ….. , j’avais les fesses recouvertes de bleus et de griffures, je voulais les faire constater. La secrétaire à qui j’ai expliqué le cas, m’a répondu après avoir contacté le médecin en question que je devrais aller à l’hôpital (quelqu’un de neutre), et justement dans le weekend- end à suivre, j’ai dû emmener mon petit garçon de 3 ans aux urgences à l’hôpital. Après l’intervention de mon fils, j’ai commencé à tout dévoiler au médecin qui m’a mise en confiance, il a mis mon fils à part bien entendu, il m’a écouté, a voulu constater mes coups.. Et là catastrophe pour moi, il a été amené à partir en urgence avec le Smur, il a bien insisté que je ne devais pas rester comme ça, que je devais aller à la Médecine du Travail. Le mercredi suivant, j’ai pris rendez-vous avec la Médecine du Travail et là j’ai eu un monsieur d’un certain âge qui m’a dit que je n’avais aucune chance, aucune preuve, que moi et mon patron étions à 50/50, que mes coups et blessures pouvaient provenir d’une chute dans mon escalier et que je voulais mettre ces coups sur le dos de mon patron, et que mon patron pouvait porter plainte contre moi pour diffamation ! Il ne m’a même pas ausculté, m’a donné le numéro de téléphone d’un psy. Je ne vous dit pas comment je suis sortie en colère, très énervée de ne pas avoir été soutenue ; j’avais mis tant de temps à faire ce pas ! J’ai pris la voiture, roulé à toute vitesse en n’ayant qu’une seule envie, me foutre en l’air. Heureusement j’ai eu une pensée pour mes enfants. En étant perdue, en n’ayant plus confiance dans mon entourage , j’ ai fait appel à l’émission "Sans aucun doute". Ils m’ont dit qu’il fallait avant tout des preuves, qu’il serait bien de faire des enregistrements, alors j’ai continué jusqu’à ce jour pour en obtenir. Mais là je suis au bout du rouleau, je craque, je ne peux plus continuer, j’ai très peur depuis toujours de mon patron mais là avec le dictaphone sur moi c’est invivable, cacher cette chose sur moi, alors que mon patron se jette sur moi, il a failli à plusieurs reprises le faire tomber !
Bien entendu, mon petit ami a très mal réagi, il voulait se déplacer je n’ai pas voulu, mais en échange je lui avais promis de faire le nécessaire, il m’a laissé faire mes enregistrements…
Jusqu’au lundi 26 mai 2008, où il a pris conscience à quel point je subissais ces agressions, il a écouté un de mes enregistrements. Il m’a dit que j’avais réussi à avoir des preuves et qu’il ne pouvait pas me laisser continuer ainsi, c’est pourquoi, le mardi 27 mai 2008, au lieu de me rendre au travail, je me suis rendu à la gendarmerie la plus proche… A ce jour, je suis en arrêt maladie jusqu’au 3 juillet inclus. »