Maité, chef de rang
J’avais peur de lui, peur d’aller travailler, Je supportais tout cela parce que j’avais le crédit de la maison à payer et je ne pouvais pas me permettre d’arrêter mon travail.
« Au début il me mettait mal à l’aise. Il me disait que "j’avais de gros seins" que mon copain était heureux, qu’il était sûr que je savais bien faire l’amour, qu’il était sûr que j’aimais ça. Tous les jours il me lançait des insinuations déplacées et des grossièretés. Il disait qu’il s’occuperait bien de moi et que je devais être une sauvage au lit, et plein d’autres insanités. Il devenait même jaloux que je me fasse draguer par les clients (…)
J’avais peur de lui, peur d’aller travailler, Je supportais tout cela (…) parce que j’avais le crédit de la maison à payer et je ne pouvais pas me permettre d’arrêter mon travail (…) il me demande de passer chez lui (…) je lui ai répondu "non" très sèchement. Le soir en revenant au travail il s’est approché de moi et m’a demandé : "pourquoi tu n’es pas passée" ? Je lui ai dit que je ne passerais jamais et que je n’étais pas comme ça. Alors il est devenu agressif, il m’a attrapé la tâte avec les deux mains, en maintenant ma tête face à la sienne avec ses pouces appuyés sur mes tempes et il m’a dit : "mais tu te rends pour qui, tu crois quoi, tu es qui pour refuser et de … . La veille de son mariage il a continué à me harceler. Il m’a directement demandé de "coucher avec lui pour enterrer sa vie de garçon" (…) que je pouvais "bien faire ça pour lui" (…). Plusieurs fois quand il s’approchait de moi pour me dire bonjour, il me forçait à rester dans ses bras et quelques fois, il voulait me faire la bise et il me léchait la joue. J’avais vraiment l’impression qu’il me prenait pour sa chose, je ne savais plus comment faire, je croyais devenir folle (…). J’ai décidé de faire le pas, de parler et de me faire aider (…). Le plus grave pour moi est d’avoir perdu une totale confiance en moi, je n’arrive plus à m’exprimer. »