Amaury, témoin de violences conjugales
La justice veut-elle vraiment lutter contre la violence faite aux femmes ? Je jette ce message comme une bouteille à la mer. Je réagis. Mais au delà des mots, les autorités publiques prennent-elles la mesure de tels actes ? Ou faudra-t-il que l’on protège nous-mêmes les femmes des salauds qui les battent ?
Un dimanche, début octobre, place Jules Ferry à Montrouge (92). Une femme est violemment battue par un jeune homme. C’est sa copine. Il la fauche d’un coup pied. Elle tombe. Sa tête heurte le sol. Il la frappe à terre. Nous intervenons avec quelques voisins. Nous appelons la police. Il lui intime l’ordre de prendre place dans sa voiture alors qu’elle vient de se mettre à pleurer. Nous lui demandons d’attendre la police. Ils s’en vont. Nous relevons la plaque d’immatriculation. Deux heures plus tard, il revient nous défier. Il s’est lui-même rendu au commissariat de Montrouge. Je l’apprends en appelant le commissariat. On me dit qu’elle ne porte pas plainte, que l’homme est connu des services de police, mais qu’on ne peut rien, car elle ne porte pas plainte. Alors quoi, nous sommes témoin d’une agression d’une violence inouïe contre une femme et rien ne se passe alors que des gens sont prêts à témoigner ?
La justice veut-elle vraiment lutter contre la violence faite aux femmes ? Je jette ce message comme une bouteille à la mer. Je réagis. Mais au delà des mots, les autorités publiques prennent-elles la mesure de tels actes ? Ou faudra-t-il que l’on protège nous-mêmes les femmes des salauds qui les battent ?