Astrid, victime de violences conjugales
D’abord, on ne fait pas attention, on mets ces agissements sur le compte d’une "mauvaise passe" puis on se sent coupable, coupable de voir sa meilleure amie, ses parents, de faire du shopping...
J’ai entretenu une relation avec un homme plus âgé que moi durant cinq années. Sur ces cinq années deux ont étés catastrophiques.
Ponctuées d’abord de crises de jalousie chroniques non justifiées puis de scènes de ménages répétées parfois en publique. D’abord, on ne fait pas attention, on mets ces agissements sur le compte d’une "mauvaise passe" puis on se sent coupable, coupable de voir sa meilleure amie, ses parents, de faire du shopping...
Alors on sort moins, on sort plus, on ressert le milieu social dans lequel on évolue jusqu’à le supprimer totalement. Et il n’y a plus que lui et soi-même et la confrontation est alors plus fréquente plus violente. Une violence physique, psychologique naît au fur et à mesure d’actes qui touchent chaque jour un peu plus notre intégrité.
Chaque insulte, chaque coup, chaque humiliation, chaque pression équivaut à plusieurs années de rémission. Mais un jour on se réveille, on décide que ça doit s’arrêter.
Plus tôt on voit les choses en face, plus tôt on veut s’en sortir, moins dure se fera la cicatrisation des blessures, tant morales que physiques.