Gina, victime de violences conjugales
[ Durée de la vidéo : 2 min 03s ]

"Tout ce que tu feras, je le saurai. Il m’a menacé toute ma vie, si tu fais ça je ferai ça et moi je l’ai cru".

Transcript Vidéo

Je me suis aperçue relativement vite en fait qu’il était... Qu’il y avait quelque chose qui n’était pas normal, parce que quinze jours après notre mariage, un ami habitant Lyon est passé me voir dans le village où j’habitais et deux heures après, il est arrivé à la maison en me disant "qui est venu te voir ?".


Et là je lui ai dit, "Ben c’est un ami, le mari d’unetelle qui est passé, il est venu boire le café, il est reparti".


Pour moi c’était normal, je venais d’une grande ville, et il m’a dit "Attention, tout ce que tu feras, je le saurai" et là j’ai commencé à avoir peur.


Ensuite, il y a eu une certaine surveillance de mes faits et gestes, pendant les premiers mois de mariage, jusqu’à arriver très rapidement à une scène de violence.


En trois mois, après mon mariage, j’étais enceinte et il m’a frappée pour une raison complètement idiote pour moi, à mes yeux, j’avais parlé à sa mère, et il m’a frappée dans le bas du dos, et j’ai perdu un des deux foetus que j’attendais.


Et là j’ai eu très peur, parce qu’il m’a dit "Je t’avertis, si tu t’en vas, je garderai les enfants".


Et là j’ai eu très peur, j’ai eu très peur qu’il me garde les enfants, et donc je suis rentrée dans une espèce de...


Il m’a menacée toute ma vie "Si tu fais ça, je ferai ça", et moi je l’ai cru, je l’ai cru pendant très longtemps, j’étais persuadée que c’était moi qui avais tort.


Et puis après, la violence elle a continué en permanence, surtout par des violences verbales, "Tu es moche, conasse, pétasse", des mots plus vulgaires les uns que les autres. J’avais jamais de respect, voilà. Et tout ce qui arrivait, ce qui arrivait dans sa vie, c’était toujours de ma faute, tout le temps, tout le temps, tout le temps.