Jamila, victime de violences conjugales.
[ Durée de la vidéo : 2 min 31s ]

"Il voulait posséder mon âme, il était exigeant, possessif".

Transcript Vidéo

Quand on allait dans la rue se promener, il ne voulait pas que je marche en levant la tête.


Il me disait, quand je voulais lever la tête, il me disait "Qu’est-ce que tu cherches ? Pourquoi est-ce que tu ne regardes pas par terre ?".


Et quand il le disait, il le disait pas, c’était pas que des paroles, et avec un geste, il me tenait par le cou.


"Regarde par terre quand tu marches, qu’est-ce que tu cherches en l’air ?"


Ou ça passait aussi parfois par la simple tenue vestimentaire. Mon mari aimait choisir mes sous-vêtements, ce que je devais mettre.


Parce que selon lui, si je mettais un soutien-gorge très très rembourré, c’est parce que je voulais séduire d’autres hommes.


Pour lui je n’avais vraiment pas mon mot à dire.


Dans la maison il fallait obéir.


Comme il le disait souvent, il me disait souvent, "Si tu veux que ça aille ici, tu dois obéir, quand je parle tu obéis, si tu obéis, tout ira bien, et si tu obéis pas, tant pis pour toi, tu l’auras mérité, tu l’auras cherché".


Et le problème, c’est que malheureusement au début, on veut tellement que son mariage, que son couple aille, que ça réussisse, malheureusement au début, je me suis retrouvée en train d’obéir, mais plus vous obéissez, plus il en demande.


C’est pourquoi je pense vraiment, dès qu’on est dans cette situation, il faut surtout pas céder, dès le début.


Parce que quand on commence à céder, après, la demande sera de plus en plus importante, il sera de plus en plus exigeant.


À la maison, mon mari ça ne suffisait pas, le fait que je partage la vie avec lui, lui voulait posséder mon âme, carrément.


Il ne supportait pas que j’aie une conversation téléphonique avec une amie sans qu’il ne sache vraiment ce qu’on était en train de se dire.


Sincèrement, il voulait contrôler même mon âme.