Louisa Touati, Porte-parole d’association
[ Durée de la vidéo : 1 min 17s ]

ASFAD = Association Solidarité avec les Femmes Algériennes Démocrates. "Sans papier et donc en position de faiblesse par rapport à leur mari, ces femmes sont harcelées psychologiquement, puis battues, séquestrées, privées de nourriture, esclaves, violées."

Transcript Vidéo

Le mariage se fait au pays d’origine, c’est une personne en général qu’il ne connaît pas et donc forcément, la femme ne connaît pas son futur époux, elle est envoyée en France dans le cadre d’un complot familial, et le problème se pose dans la mesure où la régularisation ne se fait pas, c’est-à-dire que le mari n’entreprend aucune démarche administrative auprès de la préfecture de police pour régulariser sa femme qui vient avec un titre de séjour mais qui n’obtient au final aucune carte d’identité.


Cette femme se retrouve au bout d’un moment, dans une situation très vulnérable, puisque sans papiers, et donc en position de faiblesse vis-à-vis de son époux, elle ne peut pas travailler, elle ne peut plus sortir, elle devient la femme de ménage, si ce n’est pas uniquement la femme de ménage du mari, elle est aussi celle de la belle-famille, souvent ces femmes-là, et c’est le cas de toutes les femmes qui ont été reçues à l’accueil de la SFAP, elles sont harcelées psychologiquement, et puis battues, séquestrées, privées de nourriture, esclaves, violées, voire même tentative de suicide.


Nous avons eu trois cas de tentatives de suicide pour ces femmes-là.