Prezzie, victime de violences conjugales
Osez en parler pas forcément a la gendarmerie mais à des associations ! Lorsque j’en ai rencontré une ça a été la première fois ou je me suis enfin senti comprise et pas jugée ! Combien de fois j’ai entendu "Si tu restes c’est que tu aime les coups" et ça fait très mal !
Il y a bientôt 4 ans j’ai quitté le père de mes enfants car il me battait depuis 10 ans.
Aujourd’hui j’ai 32 et il y a 4 ans je n’aurais jamais imaginé que la vie puisse être aussi belle. Il me menaçait lorsque je parlais de séparation (de mort, etc...). Je vivais en continu dans la peur. Je n’ai jamais porté plainte et je le cachait le plus possible (sauf évidemment quand les coups étaient portés au visage c’était impossible à masquer) et je voudrais dire aux victimes de violences conjugales que personne n’a le droit de vous juger.
Moi j’ai gardé espoir jusqu’à la fin que cela change ! J’aimerais tant pouvoir raconter ces éternelles scènes de ménages, les coups etc.… Mon enfant en train de me secouer en pleurant pour essayer de me faire revenir a moi...
Aujourd’hui je suis avec un homme totalement différent qui m’a appris a quel point l’amour c’est beau ! J’ai reconstruit ma vie je me sens mieux que jamais je vais bientôt ouvrir un commerce ! Bref je suis super heureuse ! Alors ne vous décourager pas et surtout il ne faut pas culpabiliser ! Il est vrai que les places en foyer sont rares mais il faut vous battre ! Je suis passée par de périodes très difficile après ma séparation mais la pression étant plus la je les ai vécu comme tout le monde et rien ne me ferait revenir en arrière !
J’aimerais tellement pouvoir venir en aide à d’autres personnes. J’ai tellement douté parfois ! Et même si maintenant c’est derrière moi je n’arrive pas à oublier et parfois je suis déprimé mais je suis tellement fière de moi de m’en être sortie que cela me passe ! Oublier je n’y arriverais jamais je le sais mais cela s’estompe avec le temps ! Gardez courage, pensez surtout à vos enfants qui n’ont rien demander et surtout pas a vivre ce genre de situations !
Mes enfants ont été ma force ! Osez en parler pas forcément a la gendarmerie (car pour moi ils n’ont pas vraiment été d’un grand secours car j’ai toujours eu bien trop peur de porter plainte !) mais a des associations ! Lorsque j’en ai rencontrée une ça a été la première fois ou je me suis enfin senti comprise et pas jugée ! Combien de fois j’ai entendu "Si tu restes c’est que tu aime les coups" et ça fait très mal !
Je vous souhaite bon courage a toutes !