Action égalité Femmes-Hommes, grande cause du quinquennat

Dominique, victime de violences conjugales

Des choses toutes bêtes, au départ, dans le genre, "Oh, arrête de te toucher les cheveux, c’est énervant", mais c’était dit pas sur le ton sur lequel je le dis moi.

Ou bien c’était le fait que, en fumant, je recrachais ma fumée d’une manière qui ne lui convenait pas, ou alors tout d’un coup c’était "Tu te rends pas compte, ça sent mauvais, y a plein de fumée dans ce salon", il allait ouvrir la fenêtre. Mais si elle était ouverte, si moi je l’ouvrais, il me disait "Mais va fermer la fenêtre, ça caille".

Voilà, ce que je faisais n’était jamais bien, jamais assez bien.

Et ce sont des choses toutes bêtes, des tomates farcies, je les faisais pas comme il fallait, et tout le temps que je préparais les tomates farcies, il était à côté de moi en me disant "C’est de la merde tes tomates farcies, de toute façon t’es une pute, tu ne sais pas faire autre chose", voilà.

Et une fois qu’on était à table, "C’est génial tes tomates farcies". C’était le chaud-froid en permanence.

En fait il cherchait ces prétextes-là quand il était très nerveux et donc il voulait taper. Je savais que c’était ça.

Alors pendant un temps, je rentrais les épaules et je disais rien, rien qui puisse énerver, surtout ne pas être battue, et au bout d’un moment ça suffisait, et je le regardais droit dans les yeux et là je savais que moi je ne pouvais plus supporter plus, mais je savais aussi qu’en faisant ça, il allait me frapper, mais il n’y avait pas moyen de lui échapper.